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Red Europea de Reflexión Geopolítica


Réseau européen de réflexion géopolitique/European network of geopolitical thinking






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Jean-Paul Baquiast
Martes, 20 de Mayo 2014


Il faut être réaliste. L'enlèvement des filles au Nigéria par la secte Boko Aram illustre, quelle que soit la fin heureuse ou malheureuse de l'affaire, une réalité qu'il serait grave de dissimuler. Dans les mois et années prochaines, les sectes et bandes armées, du type de Boko Aram ou Ansar Dine, ne cesseront de se multiplier et de devenir plus dangereuses.


 

 

D'ores et déjà, elles débordent dans les Etats voisins, bien incapables de les contenir: Mali, Niger, Tchad, République Centre africaine. Des filières de plus en plus nombreuses les relient à l'ensemble du Sahel, de la Libye, du Soudan et bien évidemment de la Syrie. Certains observateurs, qui ne sont pas pourtant portés au sensationnalisme, parlent d'une véritable prolifération de type cancéreux.

Certes, les individus impliqués ne sont encore que quelques milliers ou dizaines de milliers. Mais, grâce aux trafics divers, armes, drogues, enlèvements, ils acquièrent les moyens d'une véritable armée. De plus, ils utilisent, sincèrement ou par calcul, les arguments religieux les plus extrêmes, celui d'une guerre islamique devant être menée jusqu'à son terme, c'est-à-dire jusqu'à l'extermination des hérétiques, autrement dit l'extermination des non-musulmans ou des musulmans trop tièdes à leurs yeux. Beaucoup d'entre eux enfin viennent des pays européens eux-mêmes et se préparent à y retourner avec leurs armes et un entrainement de combattant dont les Européens ne disposent plus – sauf peut-être l'armée populaire suisse avec ses couteaux du même nom.


Ces bandes, pour le moment ne sont pas encore coordonnées par un commandement unique, comme souhaitent le devenir les chefs d'Al Qaida. Mais elles n'en sont que plus dangereuses, se dispersant dans des territoires immenses et se noyant dans des populations de plus en plus sensibles aux divers arguments qu'elles utilisent pour recruter de nouveaux combattants. Les gouvernements des Etats concernés, à commencer par celui du Nigéria, ne peuvent les contenir, quand ils le veulent vraiment: militaires inentrainées et mal équipées, souvent réticents sinon prêts à déserter, Etats en rivalité les uns avec les autres, corruption généralisée.
 
Les sommes considérables qui découlent des importantes productions pétrolières de pays comme le Nigéria, sont, après que les occidentaux en aient prélevé l'essentiel, détournées par les classes dirigeantes locales qui ne s'en servent absolument pas pour tenter d'élever le niveau de vie et l'emploi de dizaines de milliers de jeunes urbains sans avenir, futures recrues quasi obligées pour les actions terroristes.
 
Quant aux populations elles-mêmes, elles restent, des décennies après la décolonisation, globalement en proie à tous les maux de la pauvreté quand elle frappe des sociétés traditionnelles n'ayant pas eu le temps de s'adapter aux nouveaux risques: disettes, maladies et natalité incontrôlables, assujettissement des femmes, influence des sorciers...Ces populations, cependant, se comptent par centaines de millions, ainsi 170 millions au Nigéria aujourd'hui, sans doute 300 millions au milieu du siècle, soit des effectifs voisins de ceux des Etats-Unis ou de l'Europe.
 
Augmenter les budgets militaires plutôt que les diminuer
 
Pour noircir encore le tableau, il faut y intégrer les conséquences d'un changement climatique aujourd'hui reconnu comme inexorable, aridification, disparition des espèces endogènes, remontée du niveau des mers noyant les régions les plus développées, c'est-à-dire les zones côtières... Ces populations, inexorablement, migreront vers l'Afrique du Nord puis l'Europe. Encouragées par des prêcheurs de violence islamique de plus en plus écoutés, elles ne se borneront plus à franchir relativement pacifiquement des barrières dérisoires, comme celles disposées par l'Espagne autour des enclaves de Ceuta et de Melilla. Elles se transformeront en véritables armées de la faim et de la misère.
 
On nous dira que nous dressons là un tableau apocalyptique, qui dans l'immédiat servira de prétexte, en Europe, à toutes les politiques racistes de containment. Peut-être, mais le risque serait encore plus grand d'être naïf jusqu'au jour où l'on découvrira l'étendue du désastre. La première chose à faire, en Europe, serait de se doter de forces armées et de police capables, soit d'intervenir en Afrique en appui des gouvernements, dans l'hypothèse peu probables où ceux-ci le demanderaient, soit de défendre les frontières et les territoires des pays européens eux-mêmes.
 
Or, d'une façon irresponsable, les pays européens qui sont les plus riches et qui seront les proies les plus tentantes, telle l'Allemagne, ont décidé ne ne pas dépenser un euro en moyens de défense. La France elle-même, sur laquelle tout le monde compte apparemment pour servir de tampon en Afrique, est à bout d'effectifs et de matériels, que ce soit dans le domaine militaire ou dans celui de la gendarmerie et de la police.
 
Bien plus, concernant notamment la France, on constate aujourd'hui que le Président Hollande, qui avait juré il y a quelques mois de sanctuariser le budget de la défense, s'apprête pour respecter les exigences d'économie imposées par les autres Etats et la Commission, à réduire de plusieurs milliards les budgets de la défense. Il s'agit d'un véritable délire. Que compte l'augmentation marginale du déficit si pour refuser cette augmentation, l'on s'ampute des bras et des jambes?
 
Ces perspectives démontrent aux scientifiques, dont la plupart le soupçonnent déjà, que les sociétés, fussent-elles dites modernes, sont soumises à des phénomènes échappant complètement aux gouvernements et aux volontés collectives. C'est ainsi que l'Europe était entrée en guerre en 1914 et 1939. Ce sera de cette façon, dans les prochaines décennies, qu'elle disparaîtra. Le moins que l'on puisse faire serait de s'en rendre compte.

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Jean-Paul Baquiast
Martes, 20 de Mayo 2014


L'Otan reste encore aux yeux de tous une machine de guerre montée contre la Russie par l'Amérique. L'obstination de Washington à installer des missiles anti-balistiques aux frontières de la Russie et depuis quelques semaines à provoquer Poutine lors de la crise ukrainienne, en espérant qu'il fera un geste déjà qualifié d'irréparable, montre bien les objectifs imposés à l'Otan dans l'esprit des stratèges américains.


 Il s'agit d'engager les pays européens dans une guerre contre la Russie utilisant des moyens conventionnels, guerre que les américains ne peuvent faire eux-mêmes, faute de moyens sur place. Cette guerre une fois enclenchée, que l'Otan ne pourra pas gagner face à l'armée russe, donnera à Washington un prétexte pour « voler au secours des Européens » en utilisant l'arme nucléaire. Ainsi la Russie, telle Carthage (delenda est Cartago), pourra enfin être détruite, en totalité ou dans le détail.


Nous avons plusieurs fois répété, et nous ne sommes pas les seuls, que le désir profond de la « grande démocratie » (l'Amérique) est d'éliminer la Russie en tant que détentrice d'une force nucléaire considérable pouvant éventuellement s'opposer à l'ambition américaine, toujours vivace, d'être et de rester la seule grande puissance mondiale. Pour engager ce processus à distance, c'est-à-dire bien tranquillement de l'autre côté de l'Atlantique, l'Europe de l'Otan, bonne bête, est indispensable. Il se trouve que, au sein de cette même Europe de l'Otan, certaines forces politiques commencent à renâcler. C'est notamment le cas en Allemagne, à divers niveaux.
 

D'une part, l'on y fait valoir que dans l'hypothèse d'une telle guerre, resterait-elle conventionnelle, ce serait l'Allemagne qui disparaitrait la première. D'autre part, au niveau du patronat et des syndicats, la politique de sanctions contre la Russie imposée par Washington apparaît de plus en plus comme catastrophique. L'économie allemande a beau être forte, elle ne supporterait pas longtemps la rupture des liens germano-russes déjà établis depuis au moins une décennie. D'autant plus que cette rupture serait définitive, les Russes se tournant immédiatement vers la Chine, qui n'attend que cette occasion pour s'établir en Eurasie.

Aussi bien, au sein des membres de l'Otan, une fracture se prépare-t-elle entre Washington, ses fidèles suiveurs dont en premier lieu la Pologne, d'une part et d'autre part l'Allemagne, qui sera sans doute accompagnée de quelques alliés. La France restera courageusement entre les deux, pratiquant la politique de la marmotte qui se cache pour laisser passer l'hiver. Et encore la marmotte a-t-elle des excuses, ne disposant pas des forces industrielles et militaires de la France.


Inutile de dire que si cette fracture au sein de l'Otan se précisait, elle aurait des conséquences géostratégiques considérables. Elle pourrait notamment renforcer les perspectives d'une alliance entre l'Europe (une certain partie de l'Europe, tout au moins) et la Russie. Celle-ci va indiscutablement, comme l'on disait jadis, dans le sens de l'histoire.

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Jean-Paul Baquiast
Martes, 20 de Mayo 2014


Newropeans est un rassemblement de citoyens européens provenant de pratiquement tous les Etats européens. Il se considère aussi comme un parti politique européen d'inspiration supranationale européenne. Il n'est pas donc pas une coalition de partis nationaux mais un mouvement exclusivement présent au niveau européen. Il ne se présente qu'aux élections européennes.


 

Son audience est pour le moment confidentielle, mais elle augmente tous les jours, notamment grâce à sa présence sur internet. Nous pensons qu'il s'agit d'un bon exemple des actions permettant aux citoyens européens de faire valoir leurs exigences vitales de survie, face à l'action continue des Etats-Unis visant à enrôler les Européens dans leur lutte pour rester la puissance mondiale dominante. Newropeans devrait tracer la voie pour d'autres initiatives analogues.
 

Aujourd'hui son action se renforce à l'occasion de la crise ukrainienne. Les Européens doivent absolument refuser de se faire engager dans une lutte contre la Russie et la Chine. D'autant plus que ces deux puissances sont en train de négocier des accords économiques qui en feront, si l'Europe ne s'y associe pas, des concurrents redoutables face à ce qui reste de puissance au continent européen.
 

Sans être systématiquement anti-américain, Newropeans vise notamment à faire comprendre aux Européens que leur survie reposera très largement dans la réalisation d'une association constructive avec les Etats composant le BRICS, sous une forme que le mouvement a nommé euroBRICS. Pour notre part, nous soutenons ici pleinement cette démarche. Mais il restera à la préciser en proposant des projets concrets de développement scientifiques et industriels, que pourraient partager les différents Etats constituant le futur euroBRICS.
 

Nous avons fait précédemment des propositions précises en ce sens. Voir par exemple: Un fonds monétaire euroBRICS http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1303&r_id= ou Une Alliance euro-russe http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1261


Références

Wikipedia Neweuropeans http://fr.wikipedia.org/wiki/Newropeans
Newropeans. Plateforme http://www.newropeans-magazine.info/n-platform/

 

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European Network of Geopolitical Thinking
Eduardo Martínez
The European Network of Geopolitical Thinking, established in April 2011 on the Isle of Thought, Galicia (Spain), aims to contribute to the positioning Europe in the new global geopolitical context.

La reunión constitutiva de la Red Europea de Reflexión Geopolítica tuvo lugar del 26 al 29 de abril de 2011 en San Simón, Isla del Pensamiento, Galicia, España.






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