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Red Europea de Reflexión Geopolítica


Réseau européen de réflexion géopolitique/European network of geopolitical thinking






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Jean-Paul Baquiast
Martes, 24 de Abril 2012



Henri Guaisno, présenté comme « la plume » de l'actuel président de la République, a violemment mis en cause sur France Inter le 24 avril le très estimé chroniqueur Bernard Guetta...Il lui a reproché d'avoir dans sa rubrique « Géostratégie » du même jour rapporté ce que peuvent constater tous ceux qui se donnent le mal de lire la presse internationale: beaucoup de responsables politiques européens attendent avec le plus grand intérêt ce que sera le résultait définitif des élections présidentielles françaises.




Pour eux, le dilemme est le suivant: ou bien Nicolas Sarkozy est reconduit, et la politique d'économies forcées et d'étranglement de la croissance impulsée par le duo Merkel - Sarkozy sera poursuivie avec les dégâts que l'on sait, ou bien François Hollande devient président de la République et, comme il l'a dit dès le soir même de sa désignation pour le 2e tour (voir notre éditorial du 22/04/2012 http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=894&r_id= ) la France entreprendra, avec l'Allemagne mais aussi les autres pays européens et les institutions de Bruxelles, une renégociation des accords intergouvernementaux et des traités de façon à rendre possibles des politiques d'investissement et de croissance.

On aurait pu penser que, lorsque cette promesse avait été évoquée par François Hollande, les gouvernements européens, en majorité conservateurs, l'avaient reçue avec méfiance, sinon hostilité. La France n'ouvrirait-elle pas la porte aux demandes des partis libéraux et sociaux-démocrates qui supportent de moins en moins une recherche sans fin de privatisations et d'économies sous la pression des marchés, c'est-à-dire des forces économiques mondiales déniant aux Européens la possibilité de l'indépendance et de l'investissement. Beaucoup de citoyens européens eux-mêmes, au moins dans les pays les moins touchés par la crise, ne s'étaient-ils pas persuadés, les yeux fixés sur le prétendu « exemple allemand », que les économies forcées sont la seule façon du redressement.

Or le lendemain 23, un vrai coup de tonnerre s'est produit à La Haye. Le gouvernement néerlandais minoritaire a présenté sa démission après l'échec des pourparlers sur un plan de réduction du déficit public des Pays-Bas. Le Premier ministre Mark Rutte, chef du parti libéral VVD, a informé la Reine du refus de sa coalition face aux mesures d'austérité destinées à ramener le déficit sous la limite fixée par le Pacte de stabilité, 3% du Produit intérieur brut (PIB). Il s'était heurté au départ de son principal allié politique, l'eurosceptique et populiste Geert Wilders du parti pour la liberté (extrême droite). Ce dernier a expliqué « que le respect aveugle des règles européennes était stupide et nuirait à l'économie néerlandaise ». L'opposition partage le même point de vue. Diederik Samsom, chef du parti travailliste a laissé entendre qu'il ne s'agirait pas de ramener le déficit dans les critères de Maastricht l'an prochain. Pour les travaillistes, l'enjeu n'est pas de demander la sortie de l'euro et moins encore de l'Union européenne, mais seulement de reconsidérer les conditions de l'équilibre et de la croissance au sein de l'Union.

Cette démission, qu'elles qu'en soient les suites, aura des répercussions dans toute l'Europe, y compris dans la « prospère » Allemagne. Les gouvernements, fussent-ils conservateurs, ne pourront plus fermer les yeux sur les mesures d'austérité qui sont imposées par des économistes et hommes politiques au service des intérêts financiers, de Wall Street et de Pékin. Accepter de ruiner toute l'Europe comme la Grèce est en train de l'être, pour que ses atouts scientifiques et industriels soient rachetés à bas prix par les multinationales et les puissances émergentes, relève d'une politique de quasi haute trahison. On peut s'étonner qu'elle soit encore supportée, tant chez nos voisins qu'en France.

Si la France, à la suite du changement politique que déclencherait l'élection de François Hollande le 6 Mai, montrait que des mesures d'investissements étaient la meilleure solution pour assurer une croissance respectueuse de l'environnement, si elle obtenait que de tels investissements soient pris en charge par la Banque Centrale Européenne, si elle négociait l'accord de ses principaux voisins pour qu'une politique commune économique et sociale se mette en place pour valoriser ces investissements, le sort de l'Europe serait changée. L'Union Européenne, au lieu de devenir comme elle est en train de l'être la bête noire des peuples, deviendrait leur alliée.

On comprend à la lumière de ces évènements quelle responsabilité pèsera dans quelques jours sur les électeurs français, puis sur les socialistes s'ils accèdent au pouvoir. On comprend avec quelle espérance inquiète leurs premiers pas seront suivis, en Grèce, en Espagne..., et même dorénavant en Hollande et en Allemagne.

Certes, l'Europe ne deviendra pas d'un seul coup la puissance fédérale idéale telle que la décrit Mathieu Pigasse dans son livre « Révolutions » (Plon) dont nous conseillons la lecture à tous les eurosceptiques. L'auteur montre comment, si les peuples d'Europe acceptaient de se coordonner dans une structure fédérale, sans pour autant perdre leurs spécificités, ils feraient au 21e siècle la découverte qu'ont faite après 1789 les provinces françaises: la grandeur du groupe nait de la coopération des composantes. Il faudra sans doute encore beaucoup d'années, d'épreuves et de menaces extérieures pour que les Européens s'en persuadent, et que les plus riches d'entre eux acceptent des transferts au bénéfice des plus pauvres.

En attendant, on peut souhaiter que ce qui sera peut-être un « modèle français de croissance » réussisse et fasse des émules.




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Jean-Paul Baquiast
Domingo, 22 de Abril 2012


L'Agence américaine pour la Sécurité Nationale (NSA) est le plus gros organisme au monde entièrement dédié à l'espionnage. L'Agence vise potentiellement tous les individus, toutes les organisations et tous les échanges existants. Initialement conçue pour cibler les seules menaces identifiés à la sécurité des Etats-Unis, sécurité intérieure et sécurité extérieure, mais devant l'impossibilité de distinguer menaces avérées et menaces possibles, la NSA a pris la décision d'enregistrer tout ce qui est techniquement enregistrable. Elle pourra ainsi, affirme-t-elle, faire apparaître des menaces encore invisibles en étudiant sans restrictions l'ensemble des activités apparemment innocentes.


On devine qu'avec le développement exponentiel des outils informatique et de communication dans la société mondiale de l'information, la tâche consistant à tout enregistrer et tout analyser est d'ores et déjà immense. Elle ne cessera pas d'augmenter. Mais qu'importe, ont décidé les responsables de la NSA. Les ressources de l'informatique et de l'intelligence artificielle peuvent faire face à l'explosion des trafics et transactions. Il suffit d'augmenter sans restrictions budgétaires ni humaines les moyens affectés à la mission de la NSA.

Ceci a été entrepris depuis déjà de longues années. Le cerveau central visible de cet édifice, un des sommets de l'iceberg, est en cours d'installation dans la ville de Bluffdale, dans l'Utah. Les ressources dont la NSA disposera ainsi dépasseront en puissance, semble-t-il, tous les moyens analogues dont sont dotés tous les gouvernements et toutes les entreprises du monde.

Évidemment, il s'agit de projets soumis à un strict secret. Dans une entreprise aussi gigantesque, des fuites se produisent nécessairement. L'écrivain et enquêteur américain James Bamford en a donné une description dans un article en date du 15 mars 2012 de la revue libérale Wired, qui mériterait plus d'attention qu'il n'en a reçu en Europe

voir The NSA Is Building the Country's Biggest Spy Center (Watch What You Say,

James Bamford est l' auteur d'un précédent ouvrage à succès décrivant la NSA et son rôle dans le système des pouvoirs américains: « The Shadow Factory: The Ultra-Secret NSA from 9/11 to the Eavesdropping on America ». Son travail, on le devine, ne lui a pas fait que des amis. Mais on trouve encore assez de contre-pouvoirs dans la démocratie américaine pour qu'il soit encore en vie et reste autorisé à publier. Cette tolérance ne durera peut-être pas. D'où l'intérêt qui s'attache à l'étude de son article.

Il confirme ce que soupçonnaient déjà ceux qui étudient les moyens par lesquels le complexe militaro-industriel et politique américain a dominé le monde jusqu'à ces dernières années. Certains observateurs optimistes pensent que la puissance de ce complexe s'affaiblit aujourd'hui, du fait de l'émergence de systèmes de domination analogues dans d'autres parties du monde, notamment en Chine. C'est juger un peu vite. Sur le seul plan des ressources scientifiques et technologiques, la Chine et les autres puissances émergentes ne seront sans doute jamais capables d'aligner des forces analogues à celle de l'Amérique. Certes, la Chine pourra toujours espérer resserrer la surveillance policière qu'elle exerce sur ses propres citoyens. Mais elle ne pourra jamais, ne fut-ce que devant les résistances, imposer au monde entier la domination globale; politique et technique, dont s'est dotée l'Amérique.

Cette domination, au cours des années de guerre froide puis de la guerre sans fin contre la Terreur décrétés par George Bush et poursuivie aujourd'hui encore, l'Amérique l'a acquise, notamment, avec le consensus des Etats et des citoyens européens. Puisque nous ne conspirons pas contre l'Amérique, peu nous importe que toutes nos activités, publiques et privées, soient espionnés, se sont dit et se disent encore les Européens. C'est pour la bonne cause que les Américains font cela.

Il en résulte aujourd'hui que l'Europe est totalement sans défense devant le plus vaste système d'enregistrement et de contrôle (monitoring) des comportements et des idées que le monde ait jamais connu. Il faudrait être bien naïf pour s'imaginer qu'un tel système ne sera pas utilisé pour coloniser dans tous les sens du terme le reste du monde, la riche Europe la première.

James Bamford a bien montré comment la NSA a construit son pouvoir en se superposant progressivement aux autres organismes chargés de l'espionnage (à l'extérieur) et du contre-espionnage (à l'intérieur) visant les activités supposées être anti-américaines. Elle l'a fait de son propre chef, en ne tenant aucun compte des prescriptions que pouvaient émettre les deux Chambres, le Président, les ministères et d'autres corps de contrôle. Aujourd'hui, alors que des restrictions budgétaires sévères menacent jusqu'au Pentagone, elle dispose toujours d'un « open bar » ou droit de tirage illimité sur les ressources financières.

Aucune des critiques que l'on peut émettre à son encontre ne trouve d'échos, ni auprès des institutions et partis politiques, ni dans les médias dominants. Un secret toujours aussi opaque continue à la protéger. Les quelques fuites qui se produisent cependant, comme celles rapportées par James Bamford et quelques rares journalistes d'investigation, lui rendent peut-être paradoxalement service. Elles ont l'effet inattendu de renforcer son emprise sur les esprits, en confortant la perception de la toute-puissance qui en émane. Devant une telle toute puissance, mieux vaut se faire petit.

Nous laisserons aux lecteurs anglophones le soin de traduire les informations que fournit l'article de James Bamford. Celles-ci concernent le réseau d'organismes et de moyens qui permettent à la NSA de capter tout ce qui l'intéresse dans le monde. Elles concernent aussi les outils informatiques d'une puissance inégalée à ce jour permettant de mémoriser et analyser les milliards de milliards de bits ainsi enregistrés en temps réel. James Bamford insiste sur le fait que ces outils informatiques et d'intelligence artificielle permettent bien plus. Dorénavant ils pourront casser tous les encryptages dont les Etats, les banques et les grandes entreprises se servent pour protéger leurs échanges. Plus aucune mémoire, individuelle ou collective, pour le présent, le futur mais aussi le passé, ne sera protégée. Les responsables politiques comme les spécialistes du renseignement et de l'intelligence économique européens devront se pénétrer de ces réalités.

Un début d'analyse ?

Pour nous ici, nous souhaiterions amorcer un début d'analyse. De quoi, si l'on peut dire, la NSA est-elle le nom? Qui sont les hommes et les intérêts concrets qui l'animent et assurent son impunité? Notre début de réponse apparaîtra comme une dérobade, bien apte à décourager les amorce de résistance dont notamment les Européens, institutions et citoyens, pourraient se doter face à un tel phénomène. Nous pensons cependant que voir dans la NSA la matérialisation parfaite de ce que nous avons nommé des systèmes anthropotechniques permettrait d'éviter toutes les illusions relatives à la possibilité politique ou juridiques de prévenir ou contenir l'émergence de tels monstres, sans développer des moyens d'analyse appropriés. .

Rappelons que pour nous un système anthropotechnique associe de façon inextricable des technologies se développant sur le mode viral et des humains dont les organismes, les cerveaux et même l'expression du génome sinon le génome lui-même, se sont adaptés à la prolifération de ces technologies. Les technologies, comme l'a bien montré Alain Cardon dans son dernier ouvrage (Vers un système de contrôle total ), s'organisent en réseaux de processus coactivés qui s'autonomisent spontanément. Cependant, simultanément, les processus perceptifs, moteurs et cognitifs propres aux humains intriqués avec les technologies au sein des systèmes anthropotechniques, s'auto-activent et se co-activent simultanément, tant de leur propre mouvement qu'en relation avec l'activation des agents technologiques. 1

Il en résulte qu'apparait ce que nous persistons à nommer un « monstre » au sens propre du terme, c'est-à-dire une entité jamais vue jusqu'alors et défiant tous les moyens de description habituels. Ce terme de monstre « monster » ou "munster", a déjà été utilisé pour qualifier le Pentagone ou ministère américain de la Défense. Il s'applique encore mieux à un organisme à la fois plus petit et plus virulent, tel que la NSA. Mais parler de monstre ne devrait pas conduire les citoyens, les scientifiques et les politiques à baisser les bras devant lui. Il faudrait seulement l'étudier avec plus de moyens, plus de pertinence et moins de naïveté.

C'est ce que font, nous semble-t-il, James Bamford et les médias tels que Wired qui relaient ses travaux. C'est ce que devront faire, qu'ils le veuillent ou non, les gouvernements européens – y compris le futur Président français. Nous craignons qu'il leur faille hélas beaucoup de temps pour commencer à comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Références
NSA http://www.nsa.gov/
Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Security_Agency
James Bamford http://en.wikipedia.org/wiki/James_Bamford

1) Ce concept de co-activation permet de répondre à une objection souvent faite: « pourquoi s'inquiéter si des organismes tels que la NSA accumulent sur le monde entier des informations pouvant donner lieu à des manipulations susceptibles de mettre en danger nos libertés? Les hommes capables de tirer parti de ces informations ne seront jamais assez nombreux. Nous ne risquons rien ». Penser cela et se rassurer montre le peu de compréhension que l'on a de tels systèmes anthropotechniques. Les informations collectées par la NSA sont comparables à des êtres vivants en compétition darwinienne pour l'accès à des ressources. Ces ressources sont les espaces dans les mémoires électroniques ou dans les cerveaux humains, l'énergie collectée, l'attention suscitée. Elles se co-activeront d'elles-mêmes pour produire les effets les plus rémunérateurs en termes de ressources. Peu importe que vous ne conspiriez pas contre l'Amérique. Un jour ou l'autre, les entités anthropotechniques que sont les informations collectées par le système finiront par induire chez celui-ci des comportements correspondants à ce qu'ils devraient être si vous étiez un ennemi de l'Amérique. Elles en tireront une considération accrue au sein du milieu global.

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Jean-Paul Baquiast
Miércoles, 18 de Abril 2012



Ce 6e sommet (Summit of the Americas) qui a réuni les Etats-Unis et 30 chefs d'Etat d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud à Carthagène en Colombie les 14 et 15 avril, s'est traduit par un véritable isolement de l'Amérique.




Celle-ci est traditionnellement considérée comme dominant son « arrière-cour » des Etats latino-américain, grâce aux opportunités commerciales et aux investissements qu'elle offrait. Or elle s'est vu refuser la signature de l'habituel communiqué final. Le prétexte officiel en a été le refus toujours opposé par Obama à la reconnaissance de Cuba comme membre à part entière.

Mais les observateurs pensent que l'isolement de l'Amérique ainsi manifesté en plein jour tient aussi au développement économique et à l'indépendance politique croissante de la plupart des Etats américains. S'impose aussi sans doute une influence grandissante de la Chine, qui cherche à ce que l' « arrière-cour » américaine devienne aussi la sienne. On a remarqué ainsi les investissements chinois importants dans les Caraïbes, au plus grand déplaisir des Etats-Unis.

Les membres du sommet ont voulu signifier à Obama que le temps de la Guerre Froide était passé et qu'ils avaient définitivement repris leur indépendance. Ils ont cependant loué le président américain de la patience avec laquelle il a écouté les remontrances à son égard, notamment en ce qui concerne la tolérance américaine aux trafics d'armes, de drogues et de prostitution dont les Etats-Unis constituent un des principal débouché.

L'Union européenne n'est pas officiellement invitée à participer à de tels sommets, malgré les liens entretenus par certains Etats européens avec leurs homologues en Amérique Latine. Cependant, le durcissement des relations commerciales entre l'Argentine et l'Espagne, de même qu'entre l'Argentine et le Royaume-Uni à propos des Malouines, a été évoqué off records. L'Europe n'y a pas été présentée sous son meilleur visage. On regrettera en fait que l'Union Européenne ne s'efforce pas d'exercer une action diplomatique suffisante dans de telles instances, au service d'un renforcement des liens avec l'Amérique latine. Elle s'imposerait d'autant plus que recule l'influence américaine.

* Voir Reuters http://www.reuters.com/article/2012/04/17/us-americas-summit-obama-idUSBRE83F0UD20120417
* Le sommet des Amériques (http://www.summit-americas.org/default_en.htm) est une des manifestations de l'OAS, Organization Of American States (http://www.oas.org/en/default.asp )
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European Network of Geopolitical Thinking
Eduardo Martínez
The European Network of Geopolitical Thinking, established in April 2011 on the Isle of Thought, Galicia (Spain), aims to contribute to the positioning Europe in the new global geopolitical context.

La reunión constitutiva de la Red Europea de Reflexión Geopolítica tuvo lugar del 26 al 29 de abril de 2011 en San Simón, Isla del Pensamiento, Galicia, España.


Geoeconomía. Blog de Eduardo Olier





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