Recomendar este blog Notificar al moderador

Red Europea de Reflexión Geopolítica


Réseau européen de réflexion géopolitique/European network of geopolitical thinking






Events




Red Europea de Reflexión Geopolítica
Miércoles, 30 de Mayo 2012


El 1 de junio se celebra el 5º coloquio de la serie ‘Europa a debate’ El futuro de Europa y su apuesta por la ciencia, que tiene lugar en el auditorio de la Fundación Carlos de Amberes (c/ Claudio Coello 99, Madrid) de 10:00h a 14:00h. Este encuentro pretende ahondar en el papel de la I+D+I como fórmula para combatir la crisis. Analiza también el reparto de los fondos europeos para los próximos años y las negociaciones para fijar un nuevo marco financiero.


El programa comprende un total de nueve intervenciones divididas en dos bloques: ‘Europa como solución: los presupuestos y la innovación (2014-2020)’ e ‘Inversión en I+D+I. La ciencia como motor de la economía’. Entre los expertos, procedentes de diferentes instituciones europeas, se encuentran la Secretaria de Estado de investigación y miembros de la Comisión Europea.

La entrada es libre, previa inscripción en fca@fcamberes, hasta completar el aforo. Más información

Documents




Jean-Paul Baquiast
Lunes, 21 de Mayo 2012


Chers amis, que pensez vous de cette proposition de mon collègue Joseph Leddet



Nous avons plusieurs fois sur divers sites présenté et commenté les suggestions faites par Joseph Leddet, économiste et consultant financier, pour transformer les emprunts d'Etat européens en obligations publiques à durée indéterminée. Elles avaient été accueillies favorablement par des économistes se situant hors de la pensée unique dominant cette discipline, sans trouver d'écho auprès des décideurs de la précédente majorité. Nous pensons, comme Joseph Leddet lui-même, que les conditions nouvelles découlant de l'élection de François Hollande devraient permettre de les étudier d'une façon plus positive.

C'est la raison pour laquelle nous les relayons ici. Nous ne nous dissimulons pas le fait que, pour que de telles mesures réussissent, elles devront être accompagnées d'un certain nombre de dispositions renforçant le concept de gouvernement de la zone euro. Mais il semble que le nouveau gouvernement français et ceux de ses partenaires déjà convaincus feront le nécessaire pour que de telles perspectives se concrétisent. Jean-Paul Baquiast 21/05/2012



1. Crise grecque : vers la transformation des emprunts d'Etat européens en obligations publiques à durée indéterminée (ODI), pour sauver les finances des pays de la zone « euro »

Au plus fort de la crise grecque, espagnole, portugaise ou italienne, qui tendent à s'orienter vers une guerre civile larvée -du fait de la brutalité des mesures d'austérité imposées par l'ex-couple franco-allemand « Merkozy », et aussi par un FMI incapable de comprendre l'évolution du monde- il convient de réfléchir à une solution qui permette de se sortir d'affaire en douceur pour tous. A cet égard, l'élection de François Hollande à la tête de la France apporte une bouffée d'oxygène : il est clair qu'il ne sera pas, à la différence de son prédécesseur, le faire valoir de la Chancelière !

Ce que nous suggérons ici, c'est une solution en douceur, d'abord pour les pouvoirs publics, qui ne seront plus – grâce à cette recette - obligés d'imposer des restrictions fiscales et sociales drastiques à leurs concitoyens, mais seulement des mesures budgétaires « raisonnables »; en douceur ensuite pour ces derniers, dont les conditions de vie seront à peu près maintenues comme auparavant ; en douceur enfin pour les investisseurs, titulaires de ces emprunts d'Etat via des fonds communs de placement ou des fonds d'assurance-vie ( et parmi eux beaucoup de modestes retraités), qui ne verront pas alors leur placement fondre comme neige au soleil, ainsi que les a traités la première et récente « restructuration » de la dette grecque (de l'ordre de 50 à 70% de perte en capital !).

Une telle solution est à la fois simple dans sa conception et souple dans sa mise en oeuvre : il suffit en effet de transformer les énormes dettes publiques des Etats européens, qui tournent autour de 100% de leur PIB, en rentes perpétuelles pour leurs titulaires ou, autrement dit, en obligations à durée indéterminée (ODI), éventuellement en partie remboursables à certaines dates préfixées ; en pratique, toutes les obligations d'Etat grecques, portugaises, italiennes, espagnoles, françaises ou allemandes à 2, 5, 10 ou 20 ans verraient leur échéance annulée, c'est-à-dire repoussée à une date ultérieure non définie ; par contre, l'Etat concerné continuerait pendant tout ce temps de payer entre 3% et 5% de taux d'intérêt fixe aux investisseurs (taux d'intérêt fixé par la « restructuration »), ce qui serait pour lui une charge budgétairement acceptable . Si les épargnants veulent récupérer leur capital, il suffit d'organiser un marché secondaire de ces « papiers d'Etat », avec l'appui de la BCE, du système bancaire européen et des compagnies d'assurance-vie du Continent, sachant que c'est pour un investisseur bien moins compliqué de toucher du 3 à 5% annuels d'intérêt d'Etat (avec un éventuel avantage fiscal à la clé) que d'investir dans un studio locatif à Paris ou à Lyon, avec tous les problèmes potentiels que cela implique (risque de non paiement des loyers, travaux d'entretien imprévus, complexité des déclarations fiscales...).

Ce qui fragilise les « emprunteurs », c'est-à-dire les finances des Etats d'Europe, c'est que, lorsqu'ils doivent réémettre des obligations pour prolonger leur dette (en réempruntant tout le capital arrivé à échéance), ils se font « attaquer » par les marchés (agences de notation, analystes financiers, journalistes économiques...), et bien souvent ils n'arrivent plus alors à placer leur papier, sinon à des conditions excessivement chères en termes de taux d'intérêt.

La solution que nous proposons ici est totalement concrète et facilement applicable sans délai ; comme il n'y aura plus (ou pratiquement plus) de dette à réémettre périodiquement, cela revient à annuler l'influence des marchés financiers sur les Etats, en les remettant de facto à leur place, à savoir celle de simples courtiers monétaires, et non plus de « juges de paix » des Etats, comme ils se l'autoproclament actuellement. Il semble qu'une telle idée puisse être avec profit proposée par le président Hollande à ses collègues européens, aujourd'hui confrontés (notamment pour les pays du Sud) à une grave crise politico-financière et sociale, dont l'issue apparaît fort incertaine, voire potentiellement dramatique.



2. Pour relancer la croissance en Europe, rien de mieux que la « planche à billets » de la BCE : vive John Maynard Keynes « revisité »!


L'élection de François Hollande à la tête de l'Etat français rebat de fait les cartes en matière de politique économique européenne, traduisant la fin de l'ancien dangereux couple franco-allemand « Merkozy », dont le projet de restrictions budgétaires tous azimuts était à la fois aberrant sur le plan économique, suicidaire sur le plan social, et contre-productif quant au positionnement de l'Europe dans le monde.

Il semblerait que M. Hollande et ses conseillers soient plus réalistes que ceux ayant dirigé la France ces cinq dernières années ; et je ne parle pas là en termes de droite ni de gauche, je parle en tant qu'économiste, consommateur, petit entrepreneur, français moyen, bref en tant que personne essayant de réfléchir positivement à l'avenir d'un pays auquel elle est viscéralement attachée.

Comme le nouveau gouvernement français met en avant une composante « croissance » ou « relance » pour le continent européen, nous nous permettons de remettre sur table une idée par nous déjà exprimée antérieurement dans plusieurs articles de « La Tribune ». Afin que la croissance reparte, il est nécessaire de « déboucher la pomme de l'arrosoir », c'est-à-dire de donner en direct de l'argent aux agents économiques (ménages et entreprises) pour qu'ils consomment et qu'ils investissent, car le système bancaire a cessé aujourd'hui, pour diverses raisons, de jouer son rôle de financement de l'économie.

Concrètement -ainsi que nous l'avons démontré dans des travaux de recherche antérieurs- il existe une proximité de valeur absolue entre le PIB annuel et la masse monétaire M3 d'un pays ; il suffirait ainsi pour la France d'injecter dans l'économie 5% de masse monétaire en plus, soit environ 100 milliards d'euros, pour voir le PIB augmenter de 5% en l'espace d'une année. Cette injection de liquidités, sous forme de subventions non remboursables, se ferait pour moitié vers les ménages et pour moitié vers les entreprises (soit de l'ordre de 3 000 euros par foyer fiscal et de 20 000 euros pour chaque PME) .

Une telle distribution d'argent serait procuré gratuitement par la Banque Centrale Européenne, à qui il ne coûte rien d'émettre 100 milliards pour l'économie française, sachant qu'en début d'année 2012 elle vient d'allouer sans condition 1 000 milliards d'euros au secteur bancaire européen, lequel s'est d'ailleurs empressé de replacer la quasi-totalité de cet argent auprès de ... la même BCE, le stérilisant ainsi pour l'économie réelle.

En pratique, la Banque de France serait le relais de la BCE pour attribuer cet argent aux ménages et aux PME, via le secteur bancaire national (chaque destinataire devant fournir en temps et en heure, via sa banque, ses références bancaires à la Banque de France, pour pouvoir toucher ensuite immédiatement sa subvention). Ainsi, à l'image d'une pompe de jardin que l'on amorce en y versant un seau d'eau par le haut, de manière à procurer dans la foulée un flux continu de liquide, cette injection d'argent permettrait de faire repartir facilement et sans délai une économie européenne aujourd'hui obérée par la morosité sociale et par la crise financière des pays de l'Europe du Sud.

Quant au risque d'inflation qu'une telle démarche risquerait de provoquer, il est nul ! Avec des méga-devises comme l'euro ou le dollar, avec le changement de comportement des consommateurs tout comme celui des producteurs, l'inflation a aujourd'hui définitivement disparu de notre Continent, et ce ne sont sûrement pas quelques dizaines ou centaines de milliards d'euros fournies gratuitement par la BCE à l'économie européenne qui vont être capables de la réactiver !

Joseph Leddet, économiste et consultant financier.

Documents




Jean-Paul Baquiast
Miércoles, 16 de Mayo 2012


Les militants de la construction européenne, dont nous sommes, ont constaté avec satisfaction que lors de leur première rencontre le 15 mai, la chancelière Merkel et le président Hollande, loin de s'enfermer dans des frontières infranchissables, ont ouvert la voie à de plus grandes coopérations entre l'Allemagne et la France. Certains ont parlé de l'amorce d'une grande coalition susceptible d'unir les deux pays.




Ce dernier concept a généralement mauvaise presse, y compris en Allemagne où il a été largement expérimenté (Große Koalition). On l'assimile parfois à un gouvernement par des partis du centre (le rêve impossible d'un François Bayrou) ou à défaut d'un gouvernement au centre dans lequel les deux ailes marchantes, à droite et à gauche, risquent de perdre leurs spécificités au profit d'une recherche permanente de consensus (prenant parfois la forme de « paix armée ») pouvant conduire à la paralysie. On ne sait comment s'orientera le futur gouvernement fédéral allemand tel qu'il résultera des prochaines élections. Peut-être verra-t-on revenir une grande coalition. Ce sera peut-être aussi le cas dans d'autres Etats européens, si la droite comme la gauche y montraient une incapacité à gouverner seules. Il est certain en tous cas qu'en France, à titre intérieur, cette perspective n'est demandée par personne. La gauche, dans l'immédiat, accède au pouvoir. Qu'elle y fasse ses preuves.

Au plan international au contraire, entre deux Etats dotés de régimes politiques ou de choix différents mais désireux de s'allier dans la poursuite de buts communs, le concept de grande coalition retrouve sa place. Il dépasse celui beaucoup plus courant d'alliance, ou même d'"alliance cordiale", car il marque une grande volonté de convergence malgré les différences politiques. Au plan multilatéral européen, le concept de grande coalition devrait aller de soi. Il serait justifié par la constatation qu'il n'est pas réaliste, pour le moment, d'espérer voir des majorités uniformément de droite ou de gauche s'imposer au Parlement ou au Conseil européens. Des représentants de plusieurs tendances seront appelées à y coexister, couvrant une grande part de l'éventail politique. Or faudrait-il se résigner à admettre qu'entre elles aucune coopération concrète pour gouverner le présent et le futur de l'Europe ne serait possible, que ce soit à l'échelle de l'Union toute entière ou de l'Europe monétaire? Certainement pas. De facto se produiront des regroupements entre partis de gouvernement. N'en seraient exclus que les « extrêmes », d'une part ceux qui refusent le concept d'Europe mais aussi ceux qui, notamment à l'extrême-gauche, souhaiteraient une véritable sortie du capitalisme financier international, encore refusé par les majorités.

Une sorte de grande coalition serait donc tout-à-fait envisageable, rapprochant dans la gouvernance européenne, ceux qui voudraient que l'Europe ne s'enferme pas dans l'immobilisme mais qu'elle progresse dans une direction qui sera nécessairement de plus en plus fédérale,. A tout le moins devrait-elle être expérimentée dans les prochains mois. Pour cela, des plates-formes de gouvernement, complétées de réformes structurelles, devraient pouvoir être négociées entre les Etats. La gauche française, incluant les Verts, aurait un rôle essentiel à jouer dans cette voie.

Les bases en existent déjà entre les deux grands moteurs de l'Europe que sont l'Allemagne et la France. Le début de dialogue réussi qui vient de s'établir entre ces deux pays est de bonne augure. D'autres Etats souhaiteront sans doute s'y joindre. Mais il faudra préciser les grands objectifs reconnus par les partenaires, objectifs qui n'ont rien d'incompatible: réduire les dépenses improductives et relancer l'investissement et l'emploi. Y ajouter une copieuse dose d'ambition politique, tant en interne que pour le grand international, sera d'ailleurs nécessaire. Jusqu'où les gauches, les centres et les droites voudront-elles aller dans cette voie sans se neutraliser? L'avenir le dira. Dans un premier temps la question se pose entre les gouvernements, définissant ainsi la capacité d'action du Conseil européen. Mais en bonne démocratie elle intéresse aussi et devra de plus en plus mobiliser le Parlement européen.

Nous sommes de ceux ici qui pensent qu'entre la France et l'Allemagne, sans oublier la petite et turbulente Belgique, il faudrait aller plus loin qu'établir une grande coalition. Il faudra mettre en place une réforme constitutionnelle rapprochant de plus en plus les Etats concernés. Le ministre vert allemand Joschka Fischer l'avait proposée en son temps, mais la France avait repoussé cette initiative. Peut-être pourrait-elle être reprise aujourd'hui. Certes les intérêts économiques et les engagements extérieurs des deux pays sont généralement considérés comme trop différents pour le permettre. Mais on pourrait aussi montrer qu'ils pourraient se compléter dans une synergie commune, notamment si le concept d'euroRIC se substituait à celui d'euroatlantisme encore trop dominant pour l'encourager, que ce soit en Allemagne ou en France.

Jean-Paul Baquiast 16/05/2012
1 2
European Network of Geopolitical Thinking
Eduardo Martínez
The European Network of Geopolitical Thinking, established in April 2011 on the Isle of Thought, Galicia (Spain), aims to contribute to the positioning Europe in the new global geopolitical context.

La reunión constitutiva de la Red Europea de Reflexión Geopolítica tuvo lugar del 26 al 29 de abril de 2011 en San Simón, Isla del Pensamiento, Galicia, España.






Files/Archives/Archivo
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      


Compartir/Partager/Share