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  <title>Red Europea de Reflexión Geopolítica</title>
  <description><![CDATA[Réseau européen de réflexion géopolitique/European network of geopolitical thinking]]></description>
  <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/</link>
  <language>es</language>
  <dc:date>2013-05-23T23:51:46+02:00</dc:date>
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   <title>Encourager les lanceurs d'alerte</title>
   <pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>es</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Paul Baquiast</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le monde anglo-saxon on appelle whistle blowers, en français lanceurs d'alerte, des individus qui dénoncent ce qu'ils estiment être des comportements contraires aux lois et, au delà de celles-ci, à la morale civique dont ces lois prétendent s'inspirer.     <div>
      Relativement écoutés, souvent regroupés en ONG, ces lanceurs d'alertes jouent un rôle politique croissant dans la participation des citoyens à la définition de démocraties politiques modernes. Appelons ainsi des démocraties où le pouvoir des oligarchies actuellement dominantes, oligarchies sociales, économiques, politiques, médiatiques, serait de plus en plus contesté par les citoyens de la base désireux d'enfin pouvoir être respectés.       <br />
              <br />
       En France, un nombre croissant de personnes scandalisées par l'étendue de la fraude fiscale et de l'évasion de capitaux en résultant s'interrogent sur les réformes administratives, législatives voire constitutionnelles qui pourraient limiter ce système de corruption. Des mesures simples devraient effectivement être prises, visant en priorité à renforcer les moyens des services de contrôle administratifs et judiciaires scandaleusement allégés sous la présidence Sarkozy. Mais cela ne suffira pas si les ministres et le chef de l'Etat lui-même, si leurs homologues au niveau de l'Union européenne, couvrent les personnes et les entreprises suspectées, « enterrent » par les nombreux moyens dont ils disposent les dossiers ainsi ouverts.       <br />
              <br />
       Il faudra impérativement qu'aux différents niveaux des entreprises et des administrations apparaissent spontanément des lanceurs d'alerte prenant l'opinion à témoin des malversations et négligences dont ils auraient connaissance.       <br />
              <br />
       Mais il ne faut pas se faire d'illusion. Les lanceurs d'alertes n'apparaîtront pas s'ils ne sont pas protégés. L'expérience des journalistes d'investigation, ceux de Médiapart, du Canard Enchainé ou de la Croix (nous pensons à l'excellent Antoine Peillon, auteur de ce qui devrait devenir une anthologie, « Les 600 milliards qui manquent à la France . Le Seuil »), le savent bien. Les lanceurs d'alerte prennent des risques considérables, professionnels et même personnels. Ils doivent pouvoir s'ils le désirent rester anonymes. Ils doivent donc trouver des relais auprès de journalistes capables de leur apporter la crédibilité dont ils ont besoin. Ces journalistes eux-mêmes, et les journaux qui les emploient, doivent être protégés et non, comme en Égypte et dans bien d'autres pays, être poursuivis et criminalisés.       <br />
              <br />
       Lanceurs d'alerte et journaux doivent enfin trouver un écho parmi le nombre croissant des citoyens voulant, en soutenant et prolongeant leurs propos, réformer en profondeur un système démocratique aux valeurs desquelles ils n'ont pas encore renoncer à croire. Il faut en particulier qu'à travers Internet, l'ensemble des citoyens ayant la possibilité de s'exprimer prennent la parole pour amplifier les alertes ainsi lancées. Chacun d'entre nous, dotés d'un accès à Internet, doit se mobiliser en ce sens.       <br />
              <br />
       Mais quelle horreur, dira-t-on. Vous préconisez une société de la délation, des accusations anonymes et non fondées. Que faites vous de la présomption d'innocence? Et quels sordides raisons pousseront les lanceurs d'alertes à s'exprimer? Internet pour ce qui le concerne, comme ceux qui s'y expriment, déjà jugés par les défenseurs de la vertu comme participant d'une entreprise systématique de destruction, seront définitivement présentés par les institutions comme la poubelle à éviter.       <br />
              <br />
       Que l'on se rassure cependant. Mieux valent quelques accusations non fondées qui seront vite démenties que la chape de silence et de complicité imposée à toute la société par les oligarchies dominantes. En France et aujourd'hui, lorsque les meilleures bonnes volontés politiques sont bien en peine de recommander de grandes réformes capables de remettre la nation sur ses pieds, l'appel aux lanceurs d'alertes pourra, au moins momentanément, combler l'attente de tous ceux qui respectent les lois et s'acquittent de leurs devoirs civiques.       <br />
       J
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/Encourager-les-lanceurs-d-alerte_a117.html</link>
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   <title>De l'Italie ou de la Grèce, qui donnera l'exemple de la résistance?</title>
   <pubDate>Sun, 10 Mar 2013 09:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>es</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Paul Baquiast</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De la résistance à quoi, direz-vous? Résistance à la destruction de sociétés et d'Etats européens par les intérêts financiers mondialisés trouvant au sein des institutions de Bruxelles et d'un certain nombre de gouvernements européens leurs meilleurs relais.     <div>
             <br />
       Parler de destruction n'a rien d'exagéré. Concernant la Grèce, les grands médias français font un silence coupable sur les véritables exactions qui accablent dorénavant le petit peuple grec. Il faut aller visiter la presse en ligne dite alternative pour s'en rendre compte. Par exemple l'article intitulé « Grèce et mine d'or » qui relate les assauts de la police et d'unités dite anti-terroristes dans le village de Ierissos. Il s'agit d'éradiquer les justes résistances d'une population contre une exploitation spéculative dont les conséquences catastrophiques seront énormes. C'est un exemple parmi d'autres des bradages scandaleux, au profit d'intérêts étrangers, sous prétexte de privatisation, de tout ce qui faisait la richesse du patrimoine grec. Voir aussi sur ce sujet « Eldorado, non merci » dans les Dernières Nouvelles d'Alsace.        <br />
              <br />
       Des évènements comme cela, souvent plus mineures mais tout aussi effrayants, se trouvent rapportés sur le blog Greek Crisis de l'anthropologue Panagiotis Gregoriou, qui publie en grec et en français http://www.greek-crisis.gr/ Il existe d'autres blogs, en grec et en anglais, que l'on trouve facilement via les moteurs de recherche, mais dont personne ne parle vraiment en France, comme si ce qui advient à la Grèce ne pourrait pas nous toucher à notre tour. Que les Grecs se rassurent. Ils ne sont pas seuls à être oubliés. Les manifestations anti-austérité qui se sont produites récemment à Lisbonne n'ont bénéficié que d'échos a minima. Citons cependant Euronews http://fr.euronews.com/nocomment/2013/03/03/manifestation-anti-austerite-a-lisbonne/       <br />
              <br />
       L'Italie       <br />
              <br />
       L'Italie pose un problème bien plus grave. Bien plus grave non seulement pour l'Italie mais pour la France, dont la situation n'est pas si solide qu'elle puisse espérer ne pas être contaminée par ce qui surviendrait en Italie. Une « histoire tragique » pour reprendre les termes de Philippe Grasset dans un article récent auquel nous renvoyons (voir http://www.dedefensa.org/article-la_trag_die_de_la_tension_09_03_2013.html ), est en train de s'y dérouler . Contrairement à la Grèce, dont le corps électoral n'a pas été en mesure de faire émerger une opposition anti-Système solide, l'Italie a élu un nombre de représentants de Beppe Grillo suffisant pour bloquer le système parlementaire, si du moins ce mouvement persévère dans les intentions annoncées.       <br />
              <br />
       Contrairement à l'image qui en est donnée, ces « grillini » ne sont pas là pour tout casser, comme on le dit à Bruxelles et en France. Apparemment, ils veulent seulement refuser l'austérité, refuser la « dictature douce » des institutions européennes et celle, beaucoup moins douces des « marchés ». Leur programme, nous l'avons écrit ailleurs, est très raisonnable, y compris au plan économique. Ils accepteraient certainement l'austérité, à condition qu'elle profite à des investissements productifs nationaux valorisant les atouts de l'Italie. 1)       <br />
              <br />
       Mais l'histoire de l'Italie, comme le rappelle Philippe Grasset et l'analyste américain progressiste Richard Cottrel qu'il cite, a amplement montré que des forces politiques italiennes voulant s'émanciper de la domination américaine suscitent de la part des pouvoirs en place un appel aux grands moyens, c'est-à-dire à un terrorisme animé par l'organisation de sinistre mémoire Gladio, émanation directe de la CIA. D'une part Gladio est toujours, dans le cadre de l'Otan, prêt à intervenir en cas de besoin, en Italie mais aussi dans d'autres pays européens dont la France. D'autre part, les gouvernements européens en place sont désormais tout à fait capables de se passer de tels moyens. En cas de résistances un tant soit peu bloquantes de la part des électeurs ou des organisations syndicales, ils feront intervenir les moyens dits de sécurité qui prolifèrent dorénavant en Europe, notamment grâce aux réseaux électroniques. Que ne feront-ils pas pour nous imposer le Grand marché Transatlantique, comme ils avaient précédemment tentés d'imposer le calamiteux programme d'avion de combat dit F35 Joint Strike Fighter?       <br />
              <br />
       Dans le cas de l'Italie, les Grillini sont-ils près à affronter ce qui leur rappellera les années de plomb , avec Gladio ou l'équivalent aux commandes. Et qu'en serait-il de la France? Il nous reste, contrairement à ce qui se passe en Italie, un Etat qui bien que diminué n'est pas devenu un repaire de corrompus-corrupteurs. Nous avons un gouvernement se disant de gauche, soutenu par des électeurs certes désabusés mais qui se ressaisiraient sans doute en cas de besoin. Mais ne serait-ce pas là de vaines défenses contre des forces résolument autoritaires, décidés à faire un putsch prétendument destiné à rétablir un ordre qu'elles auraient détruit en sous-mains ?       <br />
              <br />
       1) Je profite de cet article pour reconnaître une erreur. J'avais un peu vite et ne connaissant pas assez la situation italienne, traité dans un précédent article (http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1047) Beppe Grillo de gugus. Je retire le terme et m'en excuse auprès de lui (à supposer qu'il ait eu le temps de parcourir notre site).       <br />
              <br />
       Références:       <br />
       * Article Grèce et mine d'or       <br />
        http://www.okeanews.fr/grece-et-mine-dor-assaut-de-la-police-a-ierissos-pres-de-la-foret-de-skouries/#ixzz2N40uOy8a       <br />
       * Article Eldorado, non merci http://www.dna.fr/environnement/2013/03/05/l-eldorado-non-merci 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/De-l-Italie-ou-de-la-Grece-qui-donnera-l-exemple-de-la-resistance_a116.html</link>
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   <title>La guerre au Mali et ses suites</title>
   <pubDate>Sun, 20 Jan 2013 17:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>es</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Paul Baquiast</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la tornade d'évènements et de commentaires sur ce sujet, il est difficile de garder la tête claire. Que le lecteur nous pardonne ce bric-à-brac.     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       1. La France est peu aimée, sinon détestée, par les Etats-Unis et les Européens. On lui reproche dans le désordre un reste d'orgueil gaulois, sa réticence à ne pas se fondre entièrement dans l'atlantisme ambiant, ses anciens succès technologique, sa volonté de conserver un minimum de forces armées efficaces, ce qui reste de ses liens y compris humains avec le Maghreb et l'Afrique. Les « alliés » de la France, sans torpiller ouvertement son intervention au Mali, ne feront sans doute pas grand chose pour l'aider. Ils se réjouiront au contraire de la voir le cas échéant s'enliser. Ils seront les premiers à lui reprocher d'avoir mis en place un prétendu « nouvel Afghanistan ».       <br />
              <br />
              <br />
       2. Les Etats-Unis ont conduit depuis quelques années une entreprise discrète mais solidement dotée de moyens financiers et techniques pour s'imposer comme autorité capable d'exploiter les innombrables réserves minières et stratégiques dont dispose le Mali, divers autres Etats voisins et le Sahel en général. La preuve en est le rôle croissant de l'AFRICOM, directement soutenue par Barack Obama. L'objectif à terme est d'empêcher la Chine de mettre la main sur ces réserves. Les prétentions des Européens et notamment des Français à ce sujet seront évidemment présentées comme du néo-colonialisme. Par contre, selon les bonnes habitudes du « néo-colonialisme américain», toutes les manœuvres, allant de la corruption à la menace, pour s'imposer auprès des populations autochtones et éliminer l'influence française, seront mises en oeuvre.       <br />
              <br />
              <br />
       3. Une offensive de plus en plus générale de mouvements politico-religieux arabes voulant imposer la domination par une charria radicale est en train de se développer. Le Sahel n'y a pas échappé, non plus que des Etats comme le Nigéria avec le mouvement Boko Aram. Les principales moteurs en sont les Etats pétroliers du Moyen-Orient, notamment Arabie Saoudite et Qatar. Ils financent avec les dollars que leur procure l'appétit inextinguible de pétrole des Occidentaux le développement d'une prétendue guerre sainte, à base de wahabbisme et de charia, dans tout le Sahel mais aussi en Europe. Ceci leur permettra d'étendre leur pouvoir politique dans tout le Moyen-Orient et la Méditerranée, face notamment à la Russie et à l'Iran chiite. L'Europe a le grand tort de ne pas s'opposer systématiquement à ces tentatives, en acceptant de se faire acheter par les capitaux pétroliers.       <br />
              <br />
              <br />
       4. Ce serait une erreur pour les Européens, et la France en particulier, d'exagérer l'importance des mouvements se rattachant a Al Qaida, quand sous l'impulsion d' « émirs » fanatiques, ils prétendent pouvoir porter des coups fatals aux Européens. Néanmoins, dans des sociétés fragiles comme les nôtres, ils peuvent créer de nombreux troubles. Les nouveaux combattants apparaissent aujourd'hui plus déterminés que jamais, plus que jamais prêts à tuer et à mourir, comme le souligne le juge Trévidic dans son dernier livre. Il faut donc les combattre de façon déterminée, d'abord sur notre sol, mais aussi en Afrique, s'ils essayent comme ils le prétendent d'y instituer un khalifat à visée continentale. N'oublions pas que la France compte plus de 60.000 expatriés dans ces pays. Aucune bonne conscience ne saurait se permettre de demander de demander leur abandon face aux attentats et agressions. Il en est de même des pays européens méditerranéens.  L'Europe devrait donc consacrer à ce combat, comme la France s'est enfin décidé à le faire, non seulement des moyens militaires mais des moyens de police et de sécurité. Dans les deux cas, la coopération entre Européens s'impose afin que cette démarche soit efficace, face à des adversaires pouvant être multiformes fanatisés comme il a été dit et capables à tous moments d'initiatives déstabilisantes. Il faut éviter cependant de donner l'impression de former une coalition de « croisés » faisant la guerre à l'islam, piège dans lequel les djihadistes voudraient entraîner l'Europe. L'islam est majoritaire en Afrique, il est très présent en Europe. S'il ne contrevient pas aux lois et usages en vigueur, il doit être accepté au même titre que les autres religions.       <br />
              <br />
       Dans cette lutte contre le djihadisme, poussés par les intérêts américains, les Européens et plus particulièrement les Français ont eu le plus grand tort d'abattre Khadaffi en Libye et de chercher à faire de même avec Bachar al Assad en Syrie. L'un et l'autre ont longtemps réussi à contenir des mouvements islamistes qui se déchainent dorénavant, en profitant des armes et avantages consentis par l'Occident. La Russie s'est montrée beaucoup plus avisée. Concernant la Syrie, il serait encore temps de revenir à plus de prudence. Par ailleurs, en ce qui concerne le « printemps arabe » en Tunisie et en Egypte, l'Europe devrait sans attendre se désolidariser de gouvernements dits islamistes modérés qui oppriment de plus en plus les oppositions démocratiques et les femmes.       <br />
              <br />
       Concernant enfin le djihad au Sahel, les Européens et plus particulièrement la France devraient prendre garde à ne pas confondre des mouvements islamistes radicaux, se réclamant tel l'AQMI d'El Quaida, avec les représentants de communautés touaregs berbères souhaitant accéder à une indépendance qu'elles avaient perdue depuis longtemps.       <br />
              <br />
              <br />
       5. La CEDEAO, soutenue par l'ONU et bien évidemment par la France, souhaite actuellement mettre en place une coalition de moyens militaires et civils visant à lutter contre les groupes combattants islamistes. Il faut y arriver mais ce sera difficile, pour de multiples raisons tenant notamment aux divergences entre Etats et à leur impréparation. Mais il faut voir plus loin. Les Européens devraient se persuader que s'ils n'offrent pas à ces Etats des projets de développement économique et social, à partir notamment d'investissements productifs qu'ils devront aider sans perspectives de profit, cette stabilisation de la région ne se produira pas. Les pays européens seront les premiers à en souffrir. On peut craindre cependant que cette perspective d'une coopération à long terme Europe-Afrique, constamment évoquée dans les discours, ne reste un voeu pieux – à moins que l'aggravation de la crise actuelle n'oblige les diverses parties à s'entendre de façon constructive. La France dans ce domaine, par sa bonne connaissance de la région, et par les bons contacts (notamment universitaires) qu'elle y a conservés, aurait un rôle essentiel à jouer – tout néo-colonalisme mis à part.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       6. Dans son combat actuel pour la reconstruction du Mali et la lutte contre le djihadisme, la France doit impérativement se trouver des alliés proches. A cet égard, l'Algérie a montré une très grande ouverture, à la suite de l'engagement français au Mali. Ce devrait être une occasion pour que la coopération entre les deux pays trouve enfin la dimension politique qu'elle n'avait pas encore pleinement. Les obstacles restent nombreux, notamment dans les esprits des populations. Mais les retombées réciproques en seraient si grandes qu'lle ne devraient plus être différés. Certaines voix américaines prétendent qu'il existerait une connivence entre l'Algérie et les Etats-Unis pour accepter un certain degré de terrorisme au Sahel, dont profiteraient les faucons dans les deux pays. Disons simplement qu'un approfondissement de la coopération entre l'Algérie et la France pourrait compenser de façon constructive l'influence souvent irresponsable et en tous cas totalement égoïste des Américains en Afrique.        <br />
              <br />
              <br />
       7. Sur le plan militaire, comme nous l'avions indiqué dans des articles précédents (voir notamment http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1015&amp;r_id=), la France vient de montrer qu'elle était seule capable de mobiliser en quelques heures une force de projection, aussi modeste soit-elle. La machine gouvernementale, chef de l'Etat et ministre de la défense, s'est à cette occasion révélée aussi efficace qu'il était possible. Les Français de gauche comme de droite doivent en tirer la conclusion que la restriction des dépenses militaires entreprise sous prétexte de rigueur serait à terme suicidaire. Il faut au contraire renforcer les moyens en hommes, matériels et technologies avancées dont disposent la défense et la sécurité intérieure, en dehors de toutes préoccupations d'équilibre budgétaire.       <br />
              <br />
              <br />
       8. Ces évènements ont également montré que le concept de défense européenne, dans l'état actuel des esprits en Europe, demeure un rêve hors de portée. Les Européens sont donc condamnés, hors de l'appel à l'Amérique via l'Otan coûtant toujours plus cher en perte d'indépendance qu'il ne rapporte, à se priver de toute défense – ou demander l'aide de la France. Nous formons le vœu pour notre part que, dans le cadre d'une marche au fédéralisme qui semble inévitable, ce concept de défense européenne reprenne rapidement vie, ne fut-ce que dans les termes a minima proposés par l'ex premier ministre belge Verhofstadt dans Médiapart. http://www.mediapart.fr/journal/international/170113/verhofstadt-il-faut-une-europe-de-la-defens
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/La-guerre-au-Mali-et-ses-suites_a115.html</link>
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   <title>La France enfin</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jan 2013 11:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>es</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Paul Baquiast</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Hollande, président de la République française, à déclenché le matin du 11 janvier une intervention militaire contre les différentes forces islamiques qui venaient de lancer contre Bamako une offensive éclair. Il n'était que temps. Face à l'inorganisation militaire et au désordre politique des Etats africains de la région, le Mali risquait de basculer entièrement sous le contrôle de forces djihadistes très bien organisées contre lesquelles il n'aurait plus été possible d'agir.     <div>
       On ne pouvait que constater, depuis l'invasion du nord-Mali, face à la terreur imposée à la population et la destruction de villes historiques comme Tombouctou, l'étonnante passivité de la CDAO, des gouvernements, des forces armées et des populations concernées...sans mentionner l'ONU. Une véritable offensive internationale, rassemblant des combattants bien armés recrutés dans l'ensemble de l'Afrique et du Moyen Orient, était engagée contre les sociétés africaines. Si le verrou du Mali avait cédé, les conséquences auraient été incalculables, non seulement pour toute la région mais en Europe même.       <br />
              <br />
       La réaction française semble bien saluée ce matin par ceux qui auraient du réagir depuis longtemps mais qui manifestement doutaient de leur force. Selon l'expression d'un responsable malien sur France-info, l'intervention militaire est « venue au bon moment et est la bienvenue ». Sans elle, rien ne se faisait. Avec elle au contraire, une action d'ensemble pourra s'organiser, y compris au sein même des pays concernés, contre les minorités voulant imposer l'ordre islamique et la charia.       <br />
              <br />
       Nous pensons pour notre part qu'il faudra poursuivre l'opération le temps nécessaire, comme d'ailleurs l'a promis le président de la République. Qu'est-ce que cela signifiera? Il est difficile de le dire aujourd'hui, mais la France devra garder les moyens d'agir, y compris en engageant davantage de moyens militaires, en liaison avec l'armée malienne et celles des pays voisins.       <br />
              <br />
       Ceci dit, on voit tout de suite ce qu'implique l'engagement français concernant les principes et les moyens de la diplomatie d'un pays comme la France, membre de l'Union européenne et soumise dorénavant à des restrictions budgétaires bien supérieures à celles jusqu'ici imposées par la crise. Résumons les en quelques lignes.       <br />
              <br />
           La France ne peut renoncer à sa souveraineté diplomatique et à ses moyens militaires propres, car il n'existe pas encore de structures européennes suffisamment unifiées, réactives et bien équipées pour assurer une défense européenne en propre. Le seul recours aujourd'hui envisageable serait l'appel aux Etats-Unis. Mais on a vu depuis longtemps que ces derniers, comme il est normal, ne défendent que leurs intérêts, et que ceux-ci sont le plus souvent étrangers, voire contraires aux intérêts des Etats européens. Ils refusent de les prendre en compte, quand ils ne les combattent pas, en sous-mains ou ouvertement.       <br />
              <br />
           Mais la souveraineté diplomatique et militaire nationale se paie très cher, en termes humains et matériels. La France peut se féliciter d'avoir conservé en Afrique quelques forces aériennes et terrestres auxquelles aujourd'hui l'ensemble de ses alliés sont heureux de recourir. Mais il ne faut pas faire d'illusions. Ces moyens sont tendus à la limite de leur possibilités et ne pourront longtemps faire face à des engagements plus durables. Par ailleurs des ressources complémentaires seraient aujourd'hui indispensables, notamment en ce qui concerne l'utilisation de nouveaux hélicoptères de combat et de drones, considérés jusqu'à présent par le gouvernement français comme ne pouvant être financés.       <br />
              <br />
           Il serait donc vital, pour ces raisons diplomatiques et militaires, comme pour bien d'autres motifs liés au développement de la technologie et de la science, que la France refuse les restrictions budgétaires imposées par une prétendue lutte contre la dette. Le discours devrait être clair: la France engagera toutes les dépenses stratégiques qui lui sont nécessaires, quelles qu'en soit les conséquences sur le montant de sa dette et le jugement des agences de notation. S'il lui faut répudier sur ce point (de façon d'ailleurs marginale) les traités européens et le statut de la banque centrale, elle le fera. Imaginerait-on qu'en cas de guerre mondiale imminente, les pays européens ne s'y préparent pas, sous prétexte de ne pas aggraver leur dette.       <br />
              <br />
           Nous attendons donc de François Hollande et du gouvernement français, non seulement qu'il engage sans attendre les moyens budgétaires nécessaires pour renforcer les moyens de la défense, mais aussi qu'il renonce officiellement à une politique d'austérité qui est en train de détruire ses meilleurs allés dans l'espace géostratégique européen. Nous pensons à<b> l'Espagne,</b> l'Italie et la Grèce. A cet égard le remplacement du ministre Cahuzac, champion de la servilité à l'égard de la finance internationale, s'impose d'urgence. Nous venons de voir d'ailleurs (cf. notre article « La fausse vertu du FMI »  ) que cette politique d'austérité ne repose sur aucune base scientifique, mais seulement sur la volonté d'abaissement imposée à l'Europe par les intérêts financiers et industriels anglo-saxons.       <br />
              <br />
           ll est tout aussi urgent aujourd'hui de ne pas capituler devant eux, qu'il l'était hier vendredi de ne pas capituler face à l'offensive des islamistes djihadistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/La-France-enfin_a114.html</link>
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   <title>La fausse vertu du FMI</title>
   <pubDate>Wed, 09 Jan 2013 18:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>es</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Paul Baquiast</dc:creator>
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   Cela fait des décennies que le FMI a été accusé par quelques rares économistes latino-américains puis européens de contribuer à la prise en main des économies des pays pauvres en imposant à ceux-ci des programmes dits d'ajustement structurel visant à réaliser différentes « réformes » politiques en échange de prêts dudit FMI.     <div>
             <br />
       Si certaines de ces réformes, telles la lutte contre la corruption, se justifiaient, l'essentiel visait à privatiser de nombreuses activités jusqu'ici exercées par des structures politiques et sociales traditionnelles. L'irruption en force des grandes entreprises américaines dans ces secteurs avait provoqué l'apparition de nouvelles classes dirigeantes soumises aux impératifs de l'économie américaine, sans que la pauvreté et le sous-équipement en soient sérieusement diminués. Les populations avaient fini par s'en apercevoir. A la suite de l'argentin Nestor Kirchner, un nombre croissant d'hommes politiques et d'économistes de ces pays avaient fini par contester la « vertu » prônée par le FMI et sa comparse la Banque Mondiale, qui cachaient des appétits anglo-saxon autrement plus ambitieux, mais mieux dissimulés.       <br />
              <br />
       Le FMI a-t-il changé depuis ces époques? En apparence la dureté de son discours contre la mauvaise gestion et la dette s'est un peu atténué. Mais le fonds de sa démarche, visant à réserver aux « bons élèves » du capitalisme les ressources qu'il collecte parmi ses membres n'a pas changé. Ces bons élèves sont, plus que jamais, ceux qui libéralisent l'accès aux ressources traditionnelles, qui désengagent les Etats de toute politique économique et sociale, qui livrent les pays concernés aux grands investisseurs internationaux, investisseurs industriels puis de plus en plus financiers. Certains avaient pensé que Dominique Strauss-Kahn, en ouvrant un peu le FMI aux pays émergents, aurait pu modifier quelque peu le rôle de l'organisme dans la mondialisation. Mais DSK a chuté comme l'on sait, à la satisfaction sinon à l'instigation de ceux qu'il inquiétait à Washington.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, le FMI, en reprenant sans nuances le discours du désendettement par la rigueur au détriment des investissements publics productifs, mène à l'égard de l'Europe la même politique de déstructuration qu'il menait précédemment à l'égard des pays du tiers monde. Tout paraît conçu pour empêcher les pays européens de puiser dans leurs ressources productives potentielles pour s'émanciper de la quasi-colonisation imposée par les forces économiques et financières dominant à Wall Street et Washington. Bien entendu, cette politique s'appuie sur les larges minorités d'intérêts européens acquis à l'atlantisme, qui croient y trouver leur compte.       <br />
              <br />
       Pour conduire une telle démarche de décérébralisation, un langage brutal de conquête ne serait pas très adroit. Il prend au contraire la forme d'une pléthore de « théories économiques » et de modèles mathématiques censés incarner une science omnisavante, devant s'imposer tant aux peuples qu'aux gouvernements. Mais il ne trompe que les naïfs et les incompétents rêvant à la possibilité d'une économie politique scientifique pouvant réguler un monde fait de compétitions brutales pour les ressources et les pouvoirs.       <br />
              <br />
       On s'explique mieux dans ces conditions la divine surprise des Européens découvrant ce jour, grâce à la « confession » tardive d'un expert du FMI (voir http://blogs.mediapart.fr/blog/hubert-huertas/090113/extraordinaire-lausterite-est-une-erreur-mathematique) qu'il n'existait aucune base scientifique sérieuse permettant de faire correspondre la réduction d'un euro dans les budgets publics à une réduction d'un euro dans le produit national du pays concerné. Tout montre au contraire que joue un effet multiplicateur inverse. Un euro non dépensé par le budget public entraine plusieurs euro non dépensés et donc non investies par les acteurs économiques du pays concernés. Ainsi les Européens face à des Américains et Asiatiques qui investissent à tour de bras avec l'argent versé libéralement par leurs banques centrales, se retrouvent les jambes entravées dans la course qui les oppose à leurs rivaux. Le phénomène était depuis longtemps dénoncé par certaines oppositions socialistes, ou par des « économistes atterrés ». Mais on a pu constater, dans le cas français, qu'une fois arrivés au pouvoir, ces socialistes ont repris à leur compte le discours répressif des forces financières internationales. Jérome Cahuzac, dans sa discussion avec Jean-Luc Mélanchon le 7 janvier, s'en est fait le porte parole jusqu'à la caricature (voir y compris une vidéo de l'émission http://www.francetvinfo.fr/face-a-face-cahuzac-melenchon-gauche-realiste-contre-lutte-des-classes_199379.html)       <br />
              <br />
        Est-ce à dire que les citoyens européens vont, découvrant l'ineptie des contraintes imposées par les gouvernements et le FMI, exiger enfin des changements profonds dans les traités soumettant la Banque centrale européenne à la domination du capitalisme international? Probablement pas. Sans penser qu'à proprement parler un complot organisé des oligarchies internationales s'exerce pour empêcher les peuples européens de réagir, on peut cependant faire l'hypothèse que des forces profondes sont en jeu dans le monde actuel pour maintenir l'assujettissement des citoyens de la base aux forces dominantes. On parlera d'un Système, dont l'étude et la dénonciation devrait être une priorité. Le terme de Système sera jugé peu scientifique. Mais il l'est au moins autant que les modèles mathématiques du FMI.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.tendencias21.net/geopolitica/La-fausse-vertu-du-FMI_a113.html</link>
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